Safari et Rendez-vous en terre inconnu

Après le trek du Kilimandjaro, nous avons décidé de faire un safari. La Tanzanie est une destination idéale pour faire un safari. Nous avons également organisé cette partie de notre voyage avec la compagnie Congema. Là encore, nous avons été satisfaits. Pour 9 jours, nous avons payé 2134$ par personne comprenant les nuits en camping avec une bonne tente (plus spacieuse qu’au Kilimandjaro), nourriture en abondance et très bien cuisinée, équipe encore super et toujours à l’heure, eau à volonté. Nous avions une jeep privatisée, confortable et en très bon état. Un guide/chauffeur et un cuisinier nous accompagnaient. Nous mangions sous des bâtiments en durs. Il y avait dans chaque campement des douches avec eau froide et des toilettes. Les campings se situent dans les parcs (sauf pour Manyara, il se situe dans le village à côté). Il est donc possible de croiser quelques animaux. Une nuit nous avons entendu des hyènes rire et un autre soir nous avons vu des zèbres derrière notre tente!

Pendant ce séjour, nous avons parcouru 4 parcs nationaux pour observer les animaux sauvages mais aussi nous avons visité la région du lac Eyasi et du lac Natron, et avons été à la rencontre de 3 peuples.

LES PARCS:

Manyara: (1 jour)
Premier parc que nous avons exploré et premiers animaux observés. C’est le plus petit parc des 4 et du coup « le moins intéressant ». Il se trouve à 3 heures de route d’Arusha! Le parc fait 300 km2 dont une partie est occupée par un lac salé, le lac Manyara.

Voici les premiers animaux que nous avons pu voir dans ce parc:
Le singe velvet ou Blackberry faces monkey; le kaloo , un oiseau avec le contours des yeux jaunes pour les femelles et rouges pour les mâles; des vautours; des blacksmith lapuring , petits oiseaux noir et blanc; des phacochères; des gnous; des zèbres; des gazelles de Thomson; des impalas, avec leurs grandes cornes pour les mâles; des hippopotames mais de loin; des canards sauvages; des ibis, oiseaux; des buffles; des babouins; des blue monkey; des éléphants; des dik-dik, toute petite antilope; des african spoonbill, oiseau blanc avec son bec en forme de spatule; une girafe; quelques autruches; des flamands roses, mais de loin, très loin, des pélicans.

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Le cratère de Ngorongoro: (1 jour)

Le plus beau parc pour nous. Le cratère offre des couleurs magnifiques et un paysage sublime. Tout le parc fait 8600 km2, le cratère 300km2. Le peuple Massai vit dans ce parc. Nous avons pu les croiser avec leur bétail même dans le cratère au côté des zèbres.

Dans ce parc, nous avons eu la chance de voir 3 rhinocéros noirs de loin; nos premiers groupes de lions; un chacal et des hyènes. Nous avons pu observer aussi des hippopotames de près, très près.

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Le parc Serengeti: (1 jour et demi)

Il se situe à côté du parc Ngorongoro. En langue Massai, Serengeti signifie « les plaines sans limite », et c’est vraiment de cela qu’il s’agit, des plaines à perte de vue et des troupeaux de gnous, de zèbres par centaines, voire par milliers! C’est impressionnant! Ils sont juste à côté de la route, les derniers au loin.

Dans ce parc, nous avons pu voir une maman guépard et son petit de près; le crocodile du Nil (il fallait vraiment le voir); 2 aigles à casquette; des rock agama lézard, des lézards rouge et bleu; et surtout 2 léopards (ou panthères d’Afrique) en train de dormir dans un arbre. Pour la première fois dans ce parc, nous avons croisé le chemin des Kobe defassa, famille de l’antilope; un serval; des mangoustes; des bohors reedbuck; et une dizaine de girafes ensemble (jusque là nous n’avions vu très peu de girafes et lorsque c’était le cas, elles étaient seules).

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Le parc Tarangire: (1 jour)

C’est le parc des éléphants! Il y en a partout, en troupeau ou seul, dès que vous tournez la tête, vous en voyez, de loin ou de près. C’est aussi là que nous avons vu beaucoup de Kobe defassa et d’autruches, parfois des dizaines ensemble. Nous avons pu revoir de très près un guépard.

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Dans ces 4 parcs, nous avons bien entendu vu les zèbres, gnous, impalas, éléphants, buffles, phacochères, différents oiseaux, vautours, lions, singes (blacksmith faced ou babouins), hippopotames, flamands roses, hyènes, etc… Ce sont des animaux que vous voyez bien, faciles à trouver.
Les plus difficiles à observer sont les guépards, le léopard, le chacal, le serval et surtout le rhinocéros.

Nous avons eu la chance de tous les voir, y compris les big5: éléphant, rhinocéros, léopard, Lion, buffle.

Les règles sont strictes dans les parcs et tout le monde les respecte: les guides ne doivent pas conduire hors du chemin; il nous est interdit de sortir du véhicule; de donner à manger aux animaux; etc… Les animaux sont sur leur territoire, nous ne devons pas les déranger.
Les parcs sont très grands. Les voitures sont dispersées. Lorsqu’un guide repère un animal difficile à trouver, il appelle les autres. Il peut alors à ce moment-là y avoir une dizaine de voiture voire plus. Mais d’une part, les chauffeurs se mettent toujours de manière à ne pas déranger les autres touristes. D’autre part, les animaux en ont rien à faire. Cela ne les dérange pas et s’ils le sont, ils s’en vont.
Nous avons trouvé que les safaris étaient bien organisés, les animaux respectés dans la mesure où ce sont eux qui sont sur leur territoire et que nous n’avons pas à les déranger. Les parcs sont très propres. Aucun déchet ne traîne. Les guides ont l’air d’y veiller. Très bonne expérience pour nous.

LES LACS:

Le lac Eyasi:

Nous avons fait une excursion d’une journée dans cette région. Un guide spécialiste de ce coin nous a accompagné. Avec lui nous allons à la rencontre de peuples.

Nous rencontrons un premier peuple nomade, les Hadzabe. Nous passerons 2 ou 3 heures avec eux. Notre guide nous explique leur façon de vivre.
Ce sont des « chasseurs-cueilleurs ». Ils se nourrissent que de gibiers/oiseaux qu’ils chassent et fruits qu’ils cueillent autour d’eux. Lorsque nous arrivons, la viande d’un dik-dik suspendu à un arbre est en train de sécher! oh pauvre dik-dik! et dire que nous l’avons vu gambader hier! :-(

Les hommes et les femmes sont séparés. Les hommes sont autour du feu, en train de se reposer ou de fabriquer des flèches. Nous pouvons voir d’ailleurs autour de nous des arcs et flèches suspendus aux arbres.
Les femmes se reposent aussi ou créent des colliers de perles.
Nous pouvons voir aussi accroché sur le baobab leurs trophées de chasse: différentes peaux (comme celui d’un python), des crânes d’animaux ( notamment ceux d’un babouin et d’un impala). En bas du baobab, un énorme trou a été creusé par les Hadzabe. Ils peuvent parfois y dormir mais c’est surtout dehors qu’ils passent la nuit, à terre, sans couverture, ou tente ou quoique ce soit.

Nous avons droit à une démonstration pour allumer un feu sans briquet, ni pierre. Gui essaiera, mais il l’a plus réussi à éteindre leur départ de feu que de l’allumer! :-) Non! il s’est débrouillé comme un Hadzabe! Il a aussi fumé comme eux. Quoi? on ne sait pas mais à priori c’était assez fort!

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Après ces petites expériences, nous partons chasser avec eux. Enfin, nous les suivons dans leur chasse. Ils sont habiles, rapides et patients. Ils tueront trois oiseaux.

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En revenant au camp, ils nous ferons goûter la viande cuite au feu de bois du dik-dik et de l’oiseau tué lors de la chasse. Si la viande de dik-dik est plutôt bonne, celle de l’oiseau est forte. Guillaume goutera aussi au coeur et au foie du dik-dik!

Et puis comme tout Hadzabe qu’il se doit, on nous fait une démonstration de tir à l’arc. C’est ensuite à nous d’essayer. J’aurai le droit à un arc plus petit et plus léger. EH! on ne s’en sort pas si mal!!!

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Nous avons passé un bon moment en compagnie de ce peuple.

Nous avons été ensuite à la rencontre du peuple des Datogas qui utilisent et fabriquent le métal. D’ailleurs les Hadzabe viennent voir les Datogas pour leur échanger ou acheter des flèches en fer car ces premiers ne savent pas les fabriquer.
Nous découvrons leur habitation. Ils fabriquent leur maison à l’aide de bois, de terre et d’eau. Ils ont deux bâtiments séparés: la cuisine, fief de la femme et l’habitation principale avec « les chambres ». Un autre coin extérieur est utilisé pour la fabrication du métal. Une petite démonstration nous en est faite.

Les Datogas sont d’origine Ethiopienne. Ils ont migré jusqu’en Tanzanie. A leur arrivée, ils se sont installés à Ngorongoro. Le problème c’est que les Massai y étaient déjà et n’ont pas voulu des Datogas sur « leur Terre ». Ils se sont longtemps battus, cela fait vraiment que 30 ans que la guerre entre ces deux peuples est finie. Les Datogas ne sont plus à Ngorongoro.

Ils sont polygames. Si l’homme choisit sa première femme, c’est ensuite elle qui choisit et décide si d’autres femmes doivent intégrer le foyer.

La rencontre avec ses deux peuples a été riche. Le guide avait envie de nous faire découvrir leur histoire, leur façon de vivre. C’était fait dans le respect et nous sentions bien que nous ne les dérangions pas et qu’ils étaient contents de nous montrer ce qu’ils faisaient. Le guide parlait leurs langues, les connaissait bien. Il avait même vécu deux mois avec le premier peuple. Très belles rencontres pour nous.

Le lac Natron:

De Serengeti au lac Natron, il nous a fallu faire 8h de voiture sur des chemins de terre! Ce n’était que de la poussière qui nous volait dessus.
Lorsque nous arrivons au camp, ce sont des Massai qui nous accueillent. Ce sont eux qui tiennent le camping, le village y est collé.
Avec un guide Massai, nous irons à pied jusqu’au lac Natron qui est un lac salé. Nous avons pu voir de près les flamands roses. Ils sont magnifiques en vol.

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Nous avons pu visiter ensuite le village, voir la vente des bestiaux, chèvres et vaches, et les négociations qui s’y déroulaient. Seuls les hommes peuvent être au marché.
Enfin, nous avons été voir une cascade. C’est là où j’ai perdu ma tongue, en traversant une rivière, elle est restée embourbée! J’ai fini avec les tongues du guide Massai! Nous avons pu nous « baigner » à la cascade, elle était un peu froide tout de même, mais c’était très agréable!

Nous n’avons pas eu d’explication malheureusement sur toutes ces visites. Les Massai n’étaient pas disposés à nous donner des éléments sur leur vie, le lac, ou autre. Ils voulaient juste qu’on achète!!
Les lieux étaient magnifiques mais du coup les rencontres moins intéressantes et moins enrichissantes.

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